Il avance le fait que le renversement de l'ordre ancien (considéré comme un peu figé mais sage et équilibré car bâti avec le temps) a ouvert la voie à tous les excès du XXe siècle. Polémique ? Dans ce champ précis, les historiennes et les historiens ne se bousculent pas. Sur le fond, le courant de la révision soutient notamment les idées suivantes : Son adversaire Michel Vovelle juge que « La Révolution française reprend dans cette nouvelle lecture une cohésion certaine (on est loin du dérapage), mais, hélas, ce n'est pas en bien puisqu'elle se trouve contenir en germe les dérives totalitaires du XXe siècle. Enfin, dans le domaine de l'histoire religieuse de la Révolution française, après les travaux essentiels d'André Latreille, que ses élèves poursuivent encore dans l'université de Lyon, il faut citer l'œuvre de Bernard Plongeron, qui a été directeur de recherches au CNRS. Le Dictionnaire critique de la Révolution française est un ouvrage consacré à la Révolution française, dirigé par Mona Ozouf et François Furet. L'historiographie de la Révolution française est également enrichie de l'apport d'auteurs étrangers en raison du rayonnement européen du phénomène et de ses retombées universelles. Ainsi privé d'héritage, Talleyrand surprendra ses pairs à la Constituante, en votant non seulement l'abolition des privilèges, mais aussi en se prononçant pour la confiscation des biens de l'Eglise. ), Proceedings of the Western Society for French History, Dernière modification le 30 mai 2020, à 06:26, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, théorie du complot maçonnique dans la Révolution française, Société d’histoire de la Révolution française, Annales historiques de la Révolution française, École des hautes études en sciences sociales, Victoire de Donnissan de La Rochejaquelein. Leurs adversaires répliquent que la Terreur atteint son apogée alors que les dangers pour la République sont passés, ce qui prouverait une autonomie au moins a posteriori du phénomène terroriste par rapport aux « circonstances. The Musée de la Révolution française (Museum of the French Revolution) is a departmental museum in the French town of Vizille, 15 kilometres (9.3 mi) south of Grenoble on the Route Napoléon.It is the only museum in the world dedicated to the French Revolution. Ce livre, qui reconstruit pour une part l'Histoire fait cependant essentiellement de la Révolution un élément fondateur du patriotisme républicain. L'historiographie républicaine connaît un grand développement à travers une floraison d'ouvrages notamment publiés juste avant la révolution de 1848. » La question porte aussi sur une éventuelle autonomie a priori (la Terreur vue comme un projet politique volontaire de rupture ?). La deuxième révolution, est une révolution défensive, rendue inévitable par la résistance des contre-révolutionnaires, et réalisée par le peuple auquel la classe moyenne a fait appel pour défendre sa révolution. Toute l’équipe Marianne vous remercie ! L'héritage revient au fils aîné par le droit d'aînesse, les cadets se contenteront de recommandations, pour l'armée ou l'Eglise. Ainsi l'anti-esclavagisme d'Olympe de Gouges avec ses mérites anticipateurs et ses limites quant à ses positions sur l'insurrection de Saint-Domingue ; les annonces nuptiales de femmes se refusant à épouser un planteur blanc. Rien n'est gagné à la fin du XXe siècle, même si les jeunes générations d'étudiants et d'enseignants acceptent et revendiquent davantage ce domaine. Le surprenant évêque d'Autun, Charles Maurice de Talleyrand-Périgord, qui se rallie au tiers état après le serment du Jeu de paume, n'a choisi le service de Dieu que par défaut. La situation était déjà fort éloignée de l'historiographie américaine, marquée dès 1975 par une recension importante de Jane Abray dans l’American Historical Review. A commencer par le plus long, la guerre de Cent Ans, qui opposait la loi misogyne des Capétiens français, tenant pour légitime héritier Philippe de Valois, cousin mâle du dernier Capet, à la logique d'une succession en ligne directe, revendiquée par le roi Edouard III d'Angleterre, fils d'Isabelle de France et petit-fils de Philippe le Bel. La Révolution est en effet l'un des moments fondateurs de la vie politique française et de plusieurs de ses traits spécifiques (avec notamment les concepts de République, de République sociale, de patriotisme républicain, de centralisation, de laïcité, etc.). Cependant, les droits de succession peuvent dépendre de l'arbitraire des parents vivants ou de celui du roi. Michel Vovelle (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, IHRF). Ce courant est en accord avec le marxisme pour défendre « le présupposé d'une mutation nécessaire (de la France), fondée sur le changement des structures sociales et des formes de production à la fin du, La révolution n'est pas le fruit de la lutte des classes entre une bourgeoisie libérale et une noblesse conservatrice. Le courant historiographique « classique » s’inscrit dans une tradition politique républicaine et sociale de défense de la Révolution française : La thèse des révolutions atlantiques développée dans les années 1950 a été l’une des premières thèses structurée et non réactionnaire à se positionner face à l’école « classique ». Il convient aussi de rappeler que la mémoire nationale a toujours été favorable à la diffusion des images « contre-révolutionnaires » telles que la majorité des films consacrés à la période le réalisaient. L'histoire du "genre" ou des femmes développée par Olwen Hufton, Lynn Hunt, Gisela Bock à l'étranger bute sur l'exceptionnalité française[réf. » Et il estime que Furet rejoint ainsi la pensée de l'historien Jacob Talmon (université hébraïque de Jérusalem) (The Origins of Totalitarian Democracy, 1952)[9]. Ce découvreur mal-aimé de la littérature pornographique inspire à la fin du XXe siècle Chantal Thomas exposant comment la reine devint « scélérate. Les penseurs libéraux se revendiquent de l'héritage de la pensée antique et médiévale. Ce courant place la Révolution française comme le point de départ majeur d’une ère positiviste de révolutions politiques et sociales ayant vocation à se propager à travers le monde. L'école fataliste, de sensibilité libérale-conservatrice (Mignet, Adolphe Thiers, mais aussi par extension Guizot, Augustin Thierry), etc., domine la pensée sous la Monarchie de Juillet et le Second Empire (soit de 1830 à 1870), malgré l'essor d'une historiographie républicaine à l'approche de la révolution de 1848. Le chef de file de l'école classique, Michel Vovelle, renverse donc la critique et juge que ces idées constituent une « nouvelle vulgate »[9]. C'est dans un esprit profondément misogyne, que les Goncourt dressent des portraits acides des femmes de la période. La dernière modification de cette page a été faite le 15 avril 2017 à 23:52. Dominique Godineau, Arlette Farge, Geneviève Fraisse et plus discrètement Marie-Erica Benabou avaient ouvert la voie en France, encadrée par l’Histoire des femmes dirigée par Georges Duby et Michelle Perrot. Le Dictionnaire critique de la Révolution française est un ouvrage consacré à la Révolution française, dirigé par Mona Ozouf et François Furet.Il se divise en cinq chapitres : « Événements », « Acteurs », « Institutions et créations », « Idées », et « Interprètes et historiens ». 26/05/2018 à 8:00. Un tournant majeur de l'historiographie de la Révolution française s'est produit avec la publication en 1965 de La Révolution française de François Furet et Denis Richet, donnant naissance sur la scène historiographique française à un courant appelé « révisionniste » ou « libéral » ou « néo-libéral »[15]. L’historiographie de la Révolution française est un des domaines de l'historiographie française qui se caractérise par les controverses les plus vives et le développement d'écoles de pensées les plus structurées, avec notamment la naissance de revues spécialisées et de sociétés savantes. Les "sans-jupons" deviennent des figures de l'histoire. En 1789, les Brancas perçoivent toujours ce revenu, accordé, comme des centaines d'autres, de manière arbitraire. Il n'est pas question d'évoquer tous les auteurs qui ont joué pourtant des rôles importants dans des débats importants, mais qui n'ont pas eu d'inscription forte dans le monde universitaire. Pourtant, le rôle des femmes dans la Révolution a été diversement apprécié par les historiens. Dans le contexte de la guerre froide, le courant historiographique marxiste avait également accusé la thèse Atlantique de faire le jeu des États-Unis[13]. Adolphe Thiers, grand ami de Mignet, soutient la même thèse, plus détaillée et nuancée, dans sa propre Histoire de la Révolution (10 volumes 1823 à 1827)[3]. Les événements de 1989 permirent, dans un changement de contexte, que la mémoire fasse ainsi un retour sur elle-même ; ce qui profita un temps, mais un temps seulement, aux opposants véritablement contre-révolutionnaires. L'historien François Furet a consacré une bonne part de son ouvrage La Gauche et la Révolution au XIXe siècle (2001) à la réception en son temps des idées d'Edgar Quinet[4]. Directeur de l'Institut d'Histoire de la Révolution française, de 2000 à 2008, il s'est démarqué des « écoles » précédentes, étant proche à certains égards des travaux de D.M.G. ». Cette école postule un certain déterminisme historique, dans l'enchaînement des faits, établissant que les Révolutions se produisent en réaction contre la réaction monarchique. Ce courant considère la période 1793-1794 comme un approfondissement, populaire et social, de la Révolution de 1789. L’An V de la révolution algérienne est un ouvrage de Frantz Fanon publié en 1959 aux éditions de François Maspero, réédité en 1966 sous le titre Sociologie d'une révolution.Ce recueil d'essais étudie la Guerre d’Algérie à travers différents points de vue et études sociologiques, comme la place de la médecine, des femmes ou encore de la radio dans la société franco-algérienne S'il y eut des tentations et des tentatives que ce soit au XIXe ou au XXe siècle, l'étude fine montre que les « chefs » d'école ont souvent été confrontés à des frondes internes et que leur leadership était contesté ailleurs. L'historien Jacques Bernet en 2007 parle de "courant de révision néo-libéral". L'attention portée à cette histoire fut constante pendant le XIXe siècle. Il s'agit notamment de Alphonse de Lamartine (Histoire des Girondins, 1847), Jules Michelet (Histoire de la Révolution française, 1847-1853), de l'auteur socialiste démocrate Alphonse Esquiros (Charlotte Corday, 1840 ; Histoire des Montagnards, 1847), ou encore du socialiste démocrate Louis Blanc (Histoire de la Révolution française, 1847-1862). Ce courant de pensée est notamment incarné par le philosophe libéral élitiste Hippolyte Taine (1828-1893) (Les Origines de la France contemporaine, plusieurs tomes de 1875 à 1893), par l'historien maurrassien Pierre Gaxotte (1895-1982) (La Révolution française, 1928)[14], Augustin Cochin (Les sociétés de pensée et la démocratie moderne : Études d’histoire révolutionnaire, 1921), etc. Mais ce n'est pas à ses yeux une révolution constructive. La dernière modification de cette page a été faite le 30 mai 2020 à 06:26. Il s'agit notamment d'ouvrages d'émigrés qui avaient plus le temps de prendre du recul face aux événements que les Révolutionnaires eux-mêmes. Vous pouvez aussi nous soutenir par un don défiscalisé. Il voit en lui l'héritier de Jésus Christ et de son apôtre Jean-Jacques Rousseau, dont le renversement le 9 thermidor, qui marque la fin de la Révolution, aurait un caractère sacrificiel quasi christique. Cet historien, auteur d'une thèse soutenue en 1937 avec G. Lefebvre, avait certes une sensibilité différente de Reinhard, mais comme lui, il possédait une indépendance une approche attentive aux faits et aux rapports de force. Jacques Bernet (université de Valenciennes, Critique de l'ouvrage de Cobban par Georges Lefebvre, dans la revue AHRF, n°259, 1985, Romantisme : Revue du dix-neuvième siècle, La Révolution française et Les Classiques des sciences sociales, « Historiographie thématique de la Révolution française : La Terreur », https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Historiographie_de_la_Révolution_française&oldid=171454995, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, Le philosophe et homme politique savoisien, Le cours d’histoire de la Révolution française de, La Commission de recherche et de publication de textes et de documents relatifs à l'histoire économique et sociale de la Révolution française, fondée en 1903 par le leader socialiste, L’Institut d’Histoire de la Révolution française (IHRF), fondé en 1937 par l’historien. Terme notamment utilisé par l'historien français Jacques Bernet, 2007. Parmi les principaux auteurs défendant ces positions : Cette historiographie postule globalement que les événements de la Terreur sont le fruit naturel des principes de 1789 dont la modération ne serait qu’apparente. Les femmes ont évidemment pris une part active dans la Révolution française. Selon Yvonne Knibiehler, Mignet « lève le complexe de culpabilité qui depuis la Terreur leur [les classes moyennes] faisait baisser la tête : les responsables de 89 s'étaient cru coupables de 93, ils savent désormais que la violence n'est plus leur faute mais celle de leurs adversaires : les privilégiés »[3]. La Révolution française est la période de l'histoire de France comprise entre la convocation des États généraux en 1789 et le coup d'État du 18 brumaire (9-10 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte. Les aristocrates de cour, passant le plus clair de leur existence à Versailles, encaissaient les revenus de terres où ils se rendaient rarement. Abolition des privilèges, suppression de la noblesse héréditaire, déchéance du roi… La Révolution française a renversé l'Ancien Régime et ses castes héréditaires. D'autres, telle Manon Roland, sans être initiatrices d'idées, eurent, indirectement, de l'influence sur le cours des événements par les salons intellectuels qu'elles tenaient. Il soutient que c'est le mythe de la souveraineté populaire qui a mené aux régimes totalitaires bolcheviques, fascistes et nazis. Annie Jourdan insiste notamment sur le lien avec les révolutions bataves de 1783-1787 et la révolution brabançonne de 1787-1789[14]. Plus tard, Jean-Paul Bertaud, auteur notamment d'un livre consacré à l'armée révolutionnaire et à de nombreux travaux sur cette question (dont Valmy) a illustré ce courant, mal représenté depuis institutionnellement. Les Condés, princes du sang, possédaient des domaines et des titres dispersés sur tout le territoire. Son républicanisme strict ne lui semblait pas incompatible avec une étude des opposants à la Révolution, position peu fréquente avant lui. Les héritages de la Révolution française : ... pour l’héritage de la terre. Jean-Daniel Piquet, dans son doctorat d'histoire sur la question coloniale dans la révolution française soutenu à Paris VIII-Saint-Denis, en octobre 1998[19] et publié en janvier 2002[20], a précisé à deux reprises le rôle des femmes dans l'avancée des débats. Ce désintérêt est tardivement brisé. Publié chez Flammarion en 1988, il a été réédité au format poche, agrémenté de nouvelles entrées, dans la collection « Champs », d'abord en 1992 (nos 264-267) puis en 2007 (nos 735-738 et 746). Elle aura une influence majeure sur la pensée du XIXe siècle, tout en influençant la pensée libérale et ouvrant la voie à la Révolution de 1830[3]. L'historien républicain Edgar Quinet adopte une position critique face à la Terreur qui reste originale au sein de son courant de pensée (Le Christianisme et la Révolution française, 1845 ; La Révolution, 1865). Ce courant est suspect et réprimé sous la Restauration. Célinien ? Dans la deuxième moitié du XXe siècle, le courant contre-révolutionnaire insiste particulièrement sur le parallèle entre la Révolution française et la Révolution bolchévique, dénonçant un glissement parallèle d’une révolution modérée à ses débuts menant à un régime nécessairement totalitaire et sanglant par la suite. Un courant de pensée insiste sur le fait que la Terreur est le fruit des « circonstances » et en particulier de l’opposition interne et externe (les coalitions étrangères) à la République française. C'est à Reinhard qu'il faut rattacher Jacques Godechot. La Restauration de la monarchie en 1815 marque le triomphe de ce courant de pensée qui tend à voir dans la Révolution un châtiment du Ciel envoyé aux hommes, accusés d'avoir oublié Dieu au cours XVIIIe siècle (les Lumières, les philosophes, les libertins) ; cela devient la pensée officielle du régime de 1815 à 1830[1]. Louis Blanc considère que la Révolution de 1789 a favorisé la bourgeoisie mais que 1793 a libéré le peuple. Ces qualités lui ont permis de publier une prise de la Bastille en 1969, toujours essentielle, La grande nation en 1983 et des ouvrages sur la contre-révolution, dont un précis en 1961 réédité en 1984 notamment. Elle postule que la Révolution française rentre dans le cadre plus général de révolutions ayant touché des pays de l'espace atlantique à la même époque, notamment la Révolution américaine et la Révolution batave. Ainsi doit-on citer des figures célèbres d'intellectuelles telles Olympe de Gouges, ou Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt, toutes deux féministes avant l'heure, et anti-esclavagiste pour la première. L’histoire de la Révolution française a longtemps été très polémique et politisée et elle le reste dans une large mesure. Image qui satisfaisait d'abord le courant contre-révolutionnaire largement responsable de la montée des antagonismes mais qui se faisait oublier ainsi depuis la fin du. Le courant contre-révolutionnaire a connu un certain regain autour de la célébration du bicentenaire de la Révolution, grâce principalement à deux facteurs : Certains éléments du courant contre-révolutionnaire (telle l'association Tradition Famille et Propriété) inscrivent la Révolution française dans l'histoire longue, jugeant qu'elle n'est qu'un élément saillant d’une longue suite d’attaques contre l'Église catholique, qui auraient commencé au XVIe siècle avec le développement du protestantisme. Ressources Scolaire Histoire Résumés d'Histoire CM2 L’Héritage de la Révolution Entre 1789 et 1815, de nombreuses règles ont changé en France, qui existent de nos jours. Contrairement aux historiens antérieurs (madame de Staël, Augustin Thierry, Guizot, Sismondi), François-Auguste Mignet est le premier à distinguer deux blocs au sein du Tiers état. Jean-Daniel Piquet, « La déclaration constitutionnelle de paix à l'Europe, grand débat dans la Révolution française (1791-1794) », dans Monique Cubells (dir. … on aimerait vous dire un dernier mot. Elle reste une référence — ou parfois un contre modèle — pour la vie politique actuelle. Tout va changer dans les années 1820-1830 avec l'apparition de « l'école fataliste » (on devrait plutôt dire « déterministe ») : « Les nouveaux historiens de la révolution : Mignet et Thiers, ont l'habileté de démonter les mécanismes, d'éclairer le phénomène aux lumières de la raison : alors le chaos s'ordonne et Satan se retire » explique l'historienne Yvonne Knibiehler[2]. Yvonne Knibiehler (université de Provence), Société des études romantiques et dix-neuviémistes. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Jacques Bernet (université de Valenciennes). Cette position fut vivement critiquée par Jules Michelet[5]. Au long des siècles monarchiques, les principes de transmission héréditaire n'ont cessé de plonger la France dans des conflits internes et externes. Sans oublier la division du territoire en 83 départements. Dès 1795, la publication des mémoires de Manon Roland avait illustré la fin de la Terreur. Le premier point a été relevé et discuté par Olivier Blanc[21]. Une petite cohorte s'est constituée bon an mal an autour de Dominique Godineau, Arlette Farge, Nicole Pellegrin, Christine Fauré, mais aussi de Jean-Clément Martin, parmi d'autres. Plusieurs historiens estiment que le bicentenaire de la Révolution française en 1989 a marqué « le triomphe » du courant de révision néo-libéral[18]. le tout sur un site débarrassé de toute publicité. L'exemple emblématique serait Daniel Guérin, connu dans ce domaine pour son livre sur Bras nus et sans culottes. La sensibilité dite républicaine avait toujours été choquée de la violence de 1793. Aîné d'une famille princière, il a été déchu de son droit d'aînesse par son père, car son pied-bot le rendait inapte à la carrière des armes. La vitalité de ce courant tient aux liens avec d'autres universitaires ancrés dans d'autres domaines (comme Christine Bard, Marie-Jo Bonnet) ou dans d'autres institutions (notamment l'ENS), et bien sûr à l'étranger. Par Pareille entreprise fut poursuivie par François Lebrun et Roger Dupuy (université de Rennes) ensemble en 1985, dans le colloque sur les résistances à la Révolution, publié en 1986, et par Dupuy seul, dans sa thèse sur la chouannerie publiée en 1988. Tous ne brillent pas par leur foi, le cardinal Louis de Rohan aura beau être le plus conservateur des députés du clergé aux états généraux, il est surtout connu pour ses débauches et pour son rôle dans la très trouble affaire du collier de la reine. À Paris, deux clubs politiques exclusivement féminins furent même créés. Mais, à côté de ces figures historiques, les femmes ordinaires, femmes du peuple, naturellement confrontées aux duretés de la vie quotidienne, ont été une des forces motrices de cette période révolutionnaire, comme en témoigne, par exemple, la Marche des femmes sur Versailles les 5 et 6 octobre 1789. Terme notamment utilisé par son chef de file, Michel Vovelle, Sao Paulo, 1987 et Zhou Lihong, idem. Il se divise en cinq chapitres : « Événements », « Acteurs », « Institutions et créations », « Idées », et « Interprètes et historiens ». vous aurez accès à l’intégralité des contenus mais aussi à un espace de débat premium, réservé à nos abonnés, Simone Bernard-Griffiths (université de Clermont-Ferrand). Pour Jean-Daniel Piquet, cette remarque peut s'étendre à toute la montagne jacobine, dans la mesure où l’auteur affirme — prenant ainsi le contrepied de François Furet et de Mona Ozouf — que sous la législative, Robespierre a été soutenu, voire devancé, par Camille Desmoulins, Billaud-Varenne, Marat, Danton, Fréron et bien d'autres futurs Conventionnels montagnards[22]. Se distingue également l'auteur sulfureux Hector Fleischmann, dévoilant les vies intimes des grands personnages. Quelques siècles plus tard, Louis XIV jeta la France dans une guerre ruineuse et meurtrière, pour faire valoir les droits de son petit-fils Philippe, héritier par testament de la couronne d'Espagne. L'ouvrage fondateur de Mignet, qui met en valeur les écueils que les révolutions libérales doivent éviter pour réussir (la guerre extérieure, l'appel au peuple) sera ainsi « le bréviaire des révolutions libérales » du XIXe siècle[3]. Elle s'attache par exemple à définir plus précisément la nature de la bourgeoisie à la fin de l'Ancien Régime (Régine Robin (université Paris-X), La Société française en 1789 : Semur-en-Auxois, 1970), la féodalité seigneuriale à la fin de l'Ancien Régime (Albert Soboul et ses élèves), le mouvement populaire parisien, l'histoire des mentalités révolutionnaires (Michel Vovelle)[9]. Globalement, l'école fataliste libérale insiste sur la césure entre 1789 et 1793, et se méfie grandement de l'irruption du peuple dans l'histoire en 1793. À l'opposé, il faut évidemment mentionner parmi les grandes figures féminines de la Révolution, Charlotte Corday, la girondine, qui vint de sa Normandie natale jusque Paris, exprès pour assassiner le conventionnel Marat. Dès le XIXe siècle s’est mise en place une triple lecture de la Révolution française, selon les affinités politiques et idéologiques de chaque historien : Les premiers ouvrages d'histoire et de réflexion sur la Révolution française sont, hormis les Mémoires, majoritairement des ouvrages d'auteurs opposés à la Révolution, qu'ils soient franchement contre-révolutionnaires ou plus libéraux. Panthéonisation : touche pas à mon Verlaine .

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